3615 tout le reste

14 août 2018

Retour d'entre les morts!

Eh non ce blog n'est pas mort!

Pour le moment , juste un rapide billet pour dire que je vais au canada (yipee) et que je me suis méga renseignée sur les frais de retrait et de paiement par carte, et autres abus de nos établissements bancaires.

Il semble que la meilleure option soit une carte prépayée, et, truc de fou, il en existe une gratuite via l'application REVOLUT.

Avez-vous déjà testé? est-ce aussi beau que ça en a l'air?

En tout cas j'ai commandé ma carte, sauf retard je devrais l'avoir pour partir donc je viendrai faire une petite review à toutes fins utiles.

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16 décembre 2014

I don't give a tiny rat's ass

Mon chef vient de me demander pourquoi je n'avais pas posé mes congés pour les vacances de Noël. J'ai dû retenir la réponse qui pointait déjà au bout de ma langue "parce que je m'en fous". J'ai fait passer ça pour du zèle "je n'osais pas les poser tant que je n'étais pas sûre que ma présence n'était pas requise".

Tu parles. Venir pour glander sur facebook toute la journée, parce qu'il ne se passe strictement rien durant les vacances? Testé et réprouvé, non merci. Mais s'il faut que je vienne, ben je peux venir. Je m'en tape en fait. Ce n'est pas un discours très valorisant, surtout quand on s'adresse à son chef.

De la même façon, mon ballon d'eau chaude m'avait lâchée. Pas pratique du tout et assez décourageant comme nouvelle en retour de vacances (décidement les vacances c'est souvent!). Mais je ne m'en suis pas occupée parce que je m'en foutais. Les inconvénients pratiques n'étaient pas suffisament prégnants pour que je me décide à lancer les opérations, dégager l'ancien chauffe-eau pété, faire venir quelqu'un pour le changer, payer toutes ces opérations... J'ai laissé couler parce que je m'en foutais.

Je m'ennuie dans mon travail. C'est même plus que ça, en fait, je suis à l'ouest. Lorsque je suis arrivée, j'ai été submergée par les informations, je ne comprenais rien à l'organisation de cette administration mastodonte dans laquelle j'entrais. Trois ans plus tard, j'ai compris certaines choses, mais principalement celles qui ne concernent que mon travail, mes tâches, ma mission, et à la loupe. Tout ce qui vient autour, ça me dépasse. Quand j'entends mes collègues parler de notre travail, pour peu que ça excède un tant soit peu mon activité quotidienne, je suis perdue. Mais là aussi, je m'en fous.

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13 octobre 2014

Name it, godammit!

Je n'ai jamais été douée pour donner des noms aux animaux.

 

Même quand j'étais petite. En réalité je trouvais ça ridicule de leur donner un nom alors qu'ils ne sont pas nés pour un avoir un. Leur individualité se marque par plein d'autres choses, comme leur odeur, leurs hormones, leur couleur, leur taille, leur comportement... Je trouve arbitraire et injuste de calquer sur eux notre façon de nous identifier entre humains. Enfin voilà donc mes animaux ont toujours des noms foireux. Ca fait en général beaucoup rire les gens, mais en réalité ce qu'ils ne comprennent pas c'est que ce n'est pas un trait d'humour, mais un désinvestissement de ma part dans la tâche de les nommer. Souvent je mets des semaines d'ailleurs avant de me décider. Et ça me prend comme une envie de chier et puis bon ben voilà celui là s'appelera Chaussure, Tulipe ou Foie de Veau.

 

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01 février 2014

the cure

J'ai recommencé à écouter Nirvana. Je me rappelle la période de mes 16 ans. My sweet sixteen tu parles. My awful sixteen plutôt. J'ai passé des mois à me réveiller avec Bleach. Ça me mettait carrément dans l'humeur constante que je charriais avec moi. J'étais une plaie ambulante. Et personne ne m'aidait. Je me sentais incroyablement seule. Après cette première période j'ai écouté Nevermind. La première fois que j'ai entendu smells like teen spirit, je me suis dit « what the fuck?? ». J'étais super déçue. Je me suis renseignée. J'ai appris la « légende ». et j'ai un peu mieux compris. J'adore ce groupe. Mais ça me déprime. C'est une musique déprimante et déprimée, je n'invente rien. Je ne savais pas du tout ce que j'allais devenir. Je ne pense pas que j'aurais pu imaginer me retrouver ici aujourd'hui. Non pas que ce soit inimaginable, mais je ne me projetais pas au delà de quelques mois. Surement un peu à cause de l'attirance que le vide provoquait chez moi. Je ne crois pas en grand chose. Je ne vois pas comment je peux arranger les choses. Je passe d'une phase extatique joyeuse pleine d'espérances, au vide le plus total. C'est exténuant. Je me sens toujours seule dans le noir face à ce vide. Je fais des conneries. Je me laisse porter. C'est pas malin, je le sais. Je ne vois juste pas quoi faire de moi. Il aurait fallu que je ne naisse pas je me le dis souvent. Ou bien que tout soit différent. J'aurais pu être un mec. Je ne suis pas sûre de tout ce que ça aurait changé mais bon. Ça manque de rock and roll quand même. Même si je crois que j'assimile le rock and roll au n'importe quoi. Je ne sais pas si j'ai un terrain propice à une vie heureuse et paisible. C'est tellement un soulagement à chaque fois de faire des conneries. De trop boire, de raconter des conneries, de ne plus en avoir rien à foutre de rien. Il faut que j'arrête de boire. Je me le dis souvent mais bon je me dis aussi « et après? »... Après avoir purifié mon organisme de ses toxines alcooliques, que se passera-t-il? Je ne bois pas au point d'être sure que de ne plus boire changera vraiment quelque chose. Et puis ce n'est pas vraiment le problème.

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13 février 2013

ma grande injustice

Attention, je vous préviens, ce post est uniquement destiné à me faire plaindre, voire à vous tirer des larmes. (et un peu à me mettre en valeur aussi, il faut bien l'admettre)

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Quand j'étais au collège, en sixième plus précisément, j'étais bonne élève. Pas BRILLANTE, mais bonne élève. Ma mère étant instit, je n'avais pas trop le choix de toutes façons.
Ceci étant, l'un des domaines où vraiment je me démerdais mieux que les autres était le français. Ouais c'est pas flambant, dit comme ça, mais franchement pour une gamine de 10 ans, je trouve en me relisant que je touchais ma bille, au niveau de l'orthographe comme au niveau de la syntaxe et du style d'écriture.

Ordre nous a été donné, durant cette année scolaire, d'étudier le Roman de Renart. Déjà,  c'était un bon point pour moi, puisque j'avais déjà lu une bonne partie des chapitres, pour le plaisir, et que j'avais vraiment beaucoup aimé. Notre professeur de français nous a alors demandé d'inventer nous-même à titre de rédaction à la maison, un nouveau chapitre de ce roman. Je me souviens y avoir passé des heures innombrables, j'avais trouvé une histoire assez originale, j'avais énormément soigné le style, et je ne l'ai fait lire à ma mère qu'une fois achevé et recopié. Je l'ai donc rendu assez contente de moi, et j'ai attendu les résultats.

Mais le jour où cette dame nous a remis les copies, elle a gardé la mienne pour la fin, et m'a dit qu'elle était vraiment très bien écrite, et très intéressante. Néanmoins, elle refusait de me mettre la note de 20/20 qu'elle estimait méritée par le texte, parce qu'elle ne pouvait pas croire que je l'aie rédigé seule. Autant vous dire que rien n'y a fait, aucun argument venant d'un enfant de 10 ans et déniant une présumée triche n'a été entendu. J'ai donc récolté une note inférieure (je crois que c'était 18/20, donc rien de dramatique bien sûr). Mais surtout, j'ai été vraiment blessée d'être prise pour une tricheuse, et une menteuse puisque je m'étais défendue, à la fois par mon enseignante, mais aussi devant tous mes camarades.

J'aurais pu lui tirer des larmes comme je vais le faire ici, en lui expliquant que ma mère, atteinte d'un cancer et en plein traitement de chimiothérapie, n'avait effectivement pas du tout la tête à rédiger avec moi des rédactions sur le roman de Renart, qu'elle avait cependant pris la peine de me lire et de me dire que c'était bien, mais rien de plus. Et que, de toutes façons, étant elle-même enseignante, elle n'aurait jamais accepté de m'aider pour effectuer ce devoir, puisque le but était de me faire travailler, et non seulement d'obtenir la meilleure des notes. Mais je n'ai rien dit de tout ça, et surtout je n'en ai jamais parlé à mes parents, qui avaient à l'époque, des soucis hautement plus douloureux qu'une dévaluation de deux points sur une note de rédaction de sixième. (et qu'un petit coup à l'égo, aussi)

 

Je ne sais pas pourquoi j'y pensais, mais j'avais envie de l'écrire, parce qu'en me remémorant ce souvenir je l'avais encore en travers de la gorge.

 

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28 novembre 2012

Le mâle et la douleur (généralités énervantes mais véridiques inside)

 

 

 

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n'ayez pas peur, tout va bien se passer

Je pense que je n'apprendrai à personne que le rapport à la douleur est quelque chose de très subjectif, et aussi de très conjoncturel. On ne réagit pas à une douleur précise de la même façon que son voisin, ni même que soi-même dans d'autres circonstances. Par exemple lorsqu'un enfant tombe et qu'il est seul, il se relève en tirant la tronche, puis il court rejoindre ses congénères pour manger des crottes de chien. En revanche, si par malheur il croise le regard appitoyé de sa mère ou d'un autre adulte, alors les larmes vont commencer à couler, il ne pourra plus se relever, et requerra leur assistance à grands cris. Je me souviens m'être blessée en tombant au ski, je m'étais relevée sans trop de dommages et avais fini mon cours, mais dès que ma mère était entrée dans mon champ de vision j'avais commencé à sangloter.

Ceci n'a rien à voir avec le genre, c'est un comportement général. En revanche, il a été déterminé de façon scientifique que les femmes ont en général une meilleure résistance à la douleur. Ce qui s'explique finalement tout simplement par le fait qu'elles n'ont pas le choix et vont devoir surmonter la douleur de l'accouchement pour le mener à bien et permettre, soyons fous, la survie de l'espèce. Je sais que ça va passer pour du sexisme, mais j'ai eu de nombreuses fois l'occasion de vérifier la douilletterie masculine. Et de me dire que, décidément, aucun mec de ma connaissance ne pourrait encaisser la douleur d'un accouchement. Et quand je vois les crampes menstruelles atroces que je me paie (là c'est un cas particulier, j'ai des kystes ovariens sans arrêt), je ne peux pas m'empêcher d'être énervée en voyant mon copain (quel qu'il soit d'ailleurs) passer des heures à se plaindre parce qu'il a mal à la gorge, mal à la tête, des COURBATURES... Oui mon dernier exemple en date concerne des courbatures. L'individu concerné a passé (je n'exagère pas) quatre jours à se plaindre de ses douleurs musculaires, après 45 malheureuses minutes de gym... Il n'a pas eu de chance, j'ai eu mes règles à ce moment-là, et j'ai bien dû me faire violence pour ne pas lui sceller les lèvres à coup de superglue. Et quand bien même, j'aurais quand même dû subir ses grimaces de douleur. Je veux dire, les courbatures, je connais, j'en ai déjà eu. Souvent. Mais jamais je n'ai fait un tel cinéma. Et ce n'est pas ce que j'appelle de la douleur.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, mais si jamais en me lisant, l'un d'entre vous se sent ridicule, au moins je n'aurais pas perdu mon temps. Sinon j'aime bien les hommes hein.

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petite vérité du jour, bonjour

 

 

 

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07 novembre 2012

SAVAGES/PARANORMAL ACTIVITY 4

Deux films pour le prix d'un, allei!

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L'avant-dernier film que j'ai vu était donc savages. Je n'en avais pas parlé ici, parce que franchement il ne le méritait ni en bien ni en mal. L'intrigue était relativement originale, mais son déroulement, et la personnalité des protagonistes, truffés de clichés agaçants. Ajoutez à ça une voix off assez mal placée et fausse, pour ma part ça a achevé de me calmer...
Et pourtant il s'agissait de Blake Lively , et dieu sait que je porte Serena Van Der Woodsen (son personnage dans la série intellectuelle Gossip Girl) dans mon petit coeur. Mais finalement je pense que ça lui va mieux de la jouer prout-prout/proprette que déglingo/camée. Chacun son créneau.
Les deux superbes jeunes hommes (qu'elle se tape, TIENS DONC) (et qui sont meilleurs potes, et d'accord pour se la partager, NON MAIS SANS DECONNER) valent éventuellement le détour, esthétiquement parlant.
Oh et sinon la fin est doublement ridicule, vous êtes prévenus.

 

Bon, et je passe à paranormal activity 4, raison de ma prise de plume de ce jour.

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Ha tu flippes là, hein

Alors il faut savoir (si si, j'insiste, il faut) que j'ai toujours beaucoup aimé les films d'horreur. Et qu'a priori, peu de choses ont tendance à me faire vraiiiiment flipper. Genre, déjà, les trucs trop peu réalistes, trop surnaturels, ça me parle moyen.

Quand je suis allée voir le premier volet de la série, il y a maintenant une paire d'années, ce qui ne nous rajeunit pas mais ceci est un autre débat, j'étais donc confiante. Et naïve [Bon, et sûrement pas très bien habillée aussi, mais qui n'a jamais connu d'errances vestimentaire??]. Et puis donc je l'ai visionné. Et je dois vous avouer, d'un air un peu contrit, parce que bon, quand même quoi, que j'ai BIEN FLIPPE MA MERE.

Parce qu'en fait les ressorts angoissants du film sont très indistincts. On ne voit presque rien. Et forcément, notre petit bâtard d'esprit masochiste se jette dans la brêche pour imaginer l'entité menaçante comme LE truc sur terre qui nous fait le plus flipper. Soit, pour ma part, les somnambules. Et donc y'a bien moyen d'avoir les mickettes avec ce film-là en ayant identifié l'élément inquiétant comme le somnambulisme.

J'en ai stressé pendant des mois. J'exagère à peine. Je me suis farci des cystites à force de refuser de me lever la nuit pour aller faire pipi.
Donc autant vous dire que j'ai allègrement passé mon tour lors de la sortie des deux volets suivants, toute occupée que j'étais à rétablir mon sommeil et ma flore urinaire.

Et puis là, le 4ème épisode. Et je ne sais pas ce qui m'a pris, je dois avoir des pulsions de rebellion (j'ai refait percer ma lèvre d'ailleurs HIHIHIHIHI), mais j'ai proposé d'aller le voir.

Bon, une fois dans mon fauteuil, je me suis très sérieusement remise en question. Pourquoi m'infligeais-je cela? Quel plaisir ou satisfaction pourrais-je en retirer? Pourquoi suis-je la seule à ne pas aimer la sauce barbecue? (oui non parce que le concept du faux goût de cramé, ça me dépasse totalement) Tant de questions sans réponde, tandis que le film démarrait. Alors, je ne vais pas mentir, j'ai passé les 45 premières minutes à scruter le crâne de mon voisin de devant afin d'éviter de regarder l'écran et de voir des choses que je ne voulais pas voir (super productif, la sortie ciné, vous noterez...) Puis j'ai compris qu'en fait cette fois ils avaient changé de trip, et que les ficelles du 1er ne s'y retrouvaient pas... Pour finalement retomber sur des mécanismes plus classiques et plus manifestes, qui ne m'ébranlent pas vraiment.

Alors du coup (attention, PARADOXE), je dois dire que je n'ai pas vraiment aimé ce film, que j'ai trouvé trop évident, plat et inefficace. Et aussi, pour finir, une chose qui m'a énervée et qui se retrouve souvent dans ce genre de films: la justification foireuse de tout ce qui vient de se passer d'effrayant.

Parfois, il faut arreter de tirer mémé par les cheveux dans les orties, je veux dire.

Sur ces belles paroles, je vous salue bien bas!

licorne500
pour la route ;)

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29 octobre 2012

It's better to burn out than to fade away (?)

Pour ceux et celles qui ont saisi la référence: chapeau.

Pour les autres, il s'agit de la dernière phrase de la lettre de suicide de Kurt Cobain. Ma première "vraie" idole. Et donc la première occasion de ma vie où je me suis vraiment interrogée sur le fait de se tuer. 

C'est de ça que je vais parler aujourd'hui, mais ne vous sauvez pas tout de suite en courrant, je ne vais pas annoncer que c'est mon intention. 

Simplement, et pour une raison qui me perturbe et que j'ai du mal à vraiment saisir, cela me fascine. C'est plus que de la curiosité, ou que de l'intérêt. C'est vraiment une pure fascination morbide. De la même façon, je suis complètement hypnotisée par les dépendances, notamment à la drogue. Ce qui ne veut en aucun cas dire que je prends ou ai pris des drogues, ou que j'admire les gens qui le font. (j'ai au contraire du mal à refouler mon profond mépris, alors que je trouve ça nul d'être en position de jugement)

L'idée du suicide m'emplit d'une tristesse indescriptible. Notre existence est purement dédiée à la survie, de son commencement à sa fin. C'est notre but sur terre, survivre et perdurer. Et il s'agit de beaucoup plus que d'un goût généralisé pour la vie. Nous n'avons pas le choix. Nos gènes nous imposent de vivre, coûte que coûte. Et de redouter quoi qu'il arrive la douleur, la blessure. Se laisser aller au danger est extrèmement difficile. Personne ne saute du haut du pont du premier coup. Même lorsqu'il y a un élastique ultra solide attaché à ses pieds et que des centaines de personnes sont passées avant.

Mais les gens qui se suicident passent non seulement au delà de tous ces instincts de peur de la mort, mais ont une douleur de vivre suffisament puissante qu'ils passent de l'autre côté de la barrière. Et le fait que ce soit possible d'être malheureux à ce point me déprime profondément. 

Il y a un tout petit peu plus d'un an, un de mes amis se tuait, sautant du toit d'un immeuble au 9ème étage. C'est, chaque fois que j'y pense, un coup de poignard dans mon coeur. La formulation est ringarde et galvaudée, mais c'est réellement ce que je ressens. Et je ne comprends pas. Je l'ai croisé, dans les escaliers, cet après-midi là. Je ne l'avais pas vu depuis quelques jours, et je l'ai trouvé amaigri et très pâle. Je lui ai demandé comment il allait. Et il m'a dit que ça n'allait pas fort. et je l'ai laissé partir, parce que je pensais à autre chose. Parce que j'étais omnubilée par mes pensée égoïstes. Donc il est parti, il a traversé la Seine, est monté en haut de cet immeuble, et a sauté. Il avait 35 ans. Il était hypersensible, et avait très récemment été diagnostiqué bipôlaire. Je l'ignorais, et ça m'a sauté aux yeux quand ses parents me l'ont appris. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il soit mort. Qu'il se soit tué. Que sa propre existence ait pu autant lui peser. Et, évidemment, je m'en veux terriblement de n'avoir rien vu. Même en sachant qu'il était suivi par des médecins.

Enfin, là n'est pas le propos. Je revois son visage, je revois son sourire, et je ne peux pas croire que tout ça ait disparu d'une seconde à l'autre, pulvérisé au sol. Je ne peux pas croire que le garçon avec qui je buvais du champagne deux mois plus tôt en riant ait pu être dans un tel état de souffrance qu'il ait réussi à enjamber cette balustrade et à se précipiter dans le vide. Et ça m'anéantit de prendre la mesure d'un tel désespoir. 

Pour lui très particulièrement, je reste persuadée que sa bipôlarité, qui était très aigue, a joué un rôle prégnant dans son passage à l'acte. Mais malgré tout je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur. Peur d'être un jour dans un tel état de dépression, ou, pire encore, que l'un de mes proches reproduise la même chose.

J'aurais aimé faire en sorte qu'il laisse une trace, mais je ne sais toujours pas comment. Le fait qu'il puisse tomber dans l'oubli me rend folle. Il était gentil, vraiment gentil, dans le sens doux et tolérant. Il adorait les enfants. Il était généreux. Il était intelligent. Il était beau. Il était apprécié. Il avait des rèves, beaucoup. Il essayait de les réaliser. Je ne comprends pas ce qui manquait. C'est débile de se dire ça, chacun peut avoir une vie idéale vue de l'extérieur. Il voulait des enfants. Je crois que la fêlure se situait là. J'ai cru comprendre qu'à deux reprises dans sa vie il avait été confronté à des compagnes qui avaient avorté sans le consulter, alors qu'il ne rêvait que d'une chose: devenir père. 

 

Voilà, ce post n'a pas vraiment de début ni de fin, mais je voulais parler du suicide parce que ça demeure quelque chose que mon esprit se refuse obstinément à assimiler.

 

Et sinon vous pouvez écouter ça pour vous remettre de tant de darkness

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22 septembre 2012

On ne laisse pas bébé dans un coin

 

Tout d'abord:

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Encore une fois, c'est cadeau

 

aahhh ça va un peu mieux.

Quelle rentrée de merde. Si je m'écoutais je courrais me blottir dans mon lit contre mon chat (enfin 5 minutes, après je le dégagerais parce qu'il est trop chiant) en position foetale et je n'en ressortirai qu'avec un pied de biche.

Cela fait un an que mon ami est mort, je ne comprends toujours pas. Ca me rend malade.

J'ai juste envie de rentrer chez moi pleurer.

Et toujours cette nausée.

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21 septembre 2012

Chelou

je n'ai pas pu détacher mes yeux de cette photo, ni stopper mon rire de hyène pendant plusieurs minutes.

Je me devais de vous en faire profiter!

 

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je pense que c'est l'image la plus WTF que j'aie vue depuis longtemps

 

BISOUS!

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