Oui, comme suite à ce que je disais précédemment, le harcèlement sexuel toussa, c'est pas bien.

Il est donc logique que d'innombrables voix se soient élevées lorsque le Conseil Constitutionnel, ce coquinou, décida d'abroger la loi existante sur le harcèlement sexuel, en mai dernier. La définition de cette infraction était apparemment "trop floue". Voilà qui a fait couler pas mal d'encre ces derniers mois.

Mais ce qui me dépasse, c'est le silence qui entoure au contraire la publication ce mardi de la loi rétablissant ce délit. Alors même que ce nouveau texte est plus large, plus protecteur pour les victimes, et qu'il prend en compte de nouvelles personnes et non plus seulement les femmes (donc les transsexuels et homosexuels sont dorénavant couverts).

Le "petit" hic, c'est que les procédures en cours avaient été rendues invalides par l'abrogation de l'ancienne loi en mai, et que le nouveau texte n'est pas rétroactif puisque plus sévère. Tout est donc à recommencer pour les victimes qui étaient en cours de procès à ce moment-là.

Mais bon, hein, si la loi et la justice étaient parfaites, on serait au courant!

C'est simplement drôle de constater à quel point les gens sont prompts à critiquer mais moins à reconnaître des progrès. Nous sommes des rageux...

rageux
Le chat c'est l'opinion publique, et la pastèque, le Conseil Constitutionnel