Mon chef vient de me demander pourquoi je n'avais pas posé mes congés pour les vacances de Noël. J'ai dû retenir la réponse qui pointait déjà au bout de ma langue "parce que je m'en fous". J'ai fait passer ça pour du zèle "je n'osais pas les poser tant que je n'étais pas sûre que ma présence n'était pas requise".

Tu parles. Venir pour glander sur facebook toute la journée, parce qu'il ne se passe strictement rien durant les vacances? Testé et réprouvé, non merci. Mais s'il faut que je vienne, ben je peux venir. Je m'en tape en fait. Ce n'est pas un discours très valorisant, surtout quand on s'adresse à son chef.

De la même façon, mon ballon d'eau chaude m'avait lâchée. Pas pratique du tout et assez décourageant comme nouvelle en retour de vacances (décidement les vacances c'est souvent!). Mais je ne m'en suis pas occupée parce que je m'en foutais. Les inconvénients pratiques n'étaient pas suffisament prégnants pour que je me décide à lancer les opérations, dégager l'ancien chauffe-eau pété, faire venir quelqu'un pour le changer, payer toutes ces opérations... J'ai laissé couler parce que je m'en foutais.

Je m'ennuie dans mon travail. C'est même plus que ça, en fait, je suis à l'ouest. Lorsque je suis arrivée, j'ai été submergée par les informations, je ne comprenais rien à l'organisation de cette administration mastodonte dans laquelle j'entrais. Trois ans plus tard, j'ai compris certaines choses, mais principalement celles qui ne concernent que mon travail, mes tâches, ma mission, et à la loupe. Tout ce qui vient autour, ça me dépasse. Quand j'entends mes collègues parler de notre travail, pour peu que ça excède un tant soit peu mon activité quotidienne, je suis perdue. Mais là aussi, je m'en fous.